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née en Indochine, couronnée en France

- LE LIVRE -

 

          Ce livre est né sous l'impulsion de mes deux fils.

 

          Chaque fois que j'évoquais parcimonieusement certains évènements de ma vie en France ou en Indochine, ils insistaient toujours pour en savoir plus, mais je n'ai jamais voulu répondre favorablement à leur demande, certainement par peur de devoir affronter le passé.

 

          Comme chacun, le cours de mon destin est jalonné de joie ou de tristesse, elles-mêmes diaprées de rencontres bienfaisantes ou pernicieuses. La guerre et son manège de désenchantements, l'emprisonnement, la perte d'êtres chers, la violence des hommes dont la perfidie perdure même en temps de paix, j'ai bien tenté de les oublier. Mais par cette manoeuvre d'évitement, je repoussais du même coup les bons souvenirs, ceux que nous gardons au plus profond de nous et qui nous rendent meilleurs lorsqu'on prend soin de les partager.

 

          Aujourd'hui la disparition d'Étienne mon frère, au seuil de mes quatre-vingts printemps, rappelle à ma mémoire les prières de mes fils, et la métisse que je suis est enfin prête à vous livrer son histoire.

 

          Née et élevée en Indochine au coeur d'une famille de pionniers comme on en voit plus, je créerai « Le Moï », un petit bistro niché au coeur du 16ème arrondissement de Paris, reconnu comme l'un des meilleurs restaurants vietnamiens de la Capitale par les gastronomes tels que Christian Millau, et fréquenté par une clientèle huppée au premier rang de laquelle la famille Grimaldi.

 

          La petite paysanne au parcours scolaire chaotique que j'étais, sera jusqu'à aujourd'hui l'une des principales porte-paroles des rapatriés d'Indochine, et rencontrera au fil de sa vie des personnalités extraordinaires telles que Roger Zeiler, Jacques Chancel, Daniel Gélin, Marcel Camus, Jacques Heim, Yves Saint Laurent, Darryl F. Zanuck, Peter O'Toole, Bảo Đại, Jean de Beaumont, sans oublier Olivier Guichard qui me fera l'honneur de son amitié jusqu'à sa disparition.

 

          Sur mon chemin je croiserai des personnages moins respectables tels que Jean-Baptiste Andréani, mais aussi de véritables monstres tels que Madame Nhu dite « Dragon Lady », et les Poirot de Fontenay.

 

          Asthmatique, à la physionomie imparfaite lorsque j'étais enfant, je serai couronnée Miss France à quelques jours de mon vingt-septième anniversaire, mais ce sacre de pacotille brûlera les ailes de celle que l'on surnommait « Butterfly » dans les bars de Sài Gòn au Việt Nam.

 

"...Quelle vie ! Elle méritait en effet d'être contée, et Luce l'a fait avec beaucoup de naturel, de modestie, et de talent."

Christian Millau

 

"Un destin aigre-doux, sur fond historique chargé par la guerre, la perte d'être chers, la violence des hommes."

Pierre Fayolle - Jour de France

AU-DELÀ DU SOUFFLE

DU DRAGON

FORMAT PAPIER

- BIOGRAPHIE -

       Luce Auger de son nom patronymique Huguette Oggeri est née en Indochine le 14 janvier 1934, d’un père argentin et d’une mère eurasienne.

 

       Mannequin de 1953 à 1960 au Việt Nam et au Cambodge, elle participe à des défilés de mode où elle est remarquée par Monsieur Roger Zeiler, président du Comité français de l’élégance.

 

       En 1960, victime des événements politiques liés à la dictature de Madame Nhu, elle doit quitter le Việt Nam avec son fils âgé de deux ans.

 

      Rapatriée en France, elle est engagée par le couturier Jacques Heim, Président de la chambre syndicale de la couture parisienne.

 

       Elle contacte Roger Zeiler qui la présente à son associé Louis Poirot de Fontenay, délégué général du Comité Miss France, en vue de participer au concours Miss France 1961 sous le titre de Miss Outre-Mer.

 

       Le 31 décembre 1960, Luce Auger est élue Miss France à l’unanimité du jury et du public.

- MISS FRANCE : LE PROCÈS -

       Après six longues années de procédures judiciaires, Luce Auger a finalement obtenu du Tribunal correctionnel de Versailles en avril 1967, la condamnation de Monsieur Louis Poirot de Fontenay, Président du comité Miss France, à deux mois de prison avec sursis et mille francs d’amende pour faux et usage de faux.

 

       Luce Auger qui avait été élue Miss France à l’unanimité du jury et du public, au Grand Palais du Casino d’Aix les Bains le 31 décembre 1960, avait été destituée aux motifs qu'elle avait menti sur son âge et qu'elle avait un enfant.

 

        Les expertises judiciaires ont établi que la mention « célibataire sans enfant » avait été ajoutée sur son contrat, à son insu et bien après qu’elle l’eut signé.

 

       Alors que Luce Auger refusait de verser 90% de ses cachets à Monsieur Louis Poirot de Fontenay, ce dernier décida, par cette destitution prononcée à sa seule initiative et contestée par l’ensemble des membres du jury, de transférer le titre de Miss France sur la première dauphine Michèle Wargnier afin de faire « main-basse » sur un contrat d'une valeur de deux millions de francs qu'une firme internationale de publicité, la CEPE avait proposé à Luce Auger quelques temps avant son élection.

 

       Suite à la polémique Luce Auger renoncera à sa carrière de mannequin et le contrat avec la CEPE ne sera jamais signé.

 

       Luce Auger tient aujourd’hui à préciser, que tous les agissements, toutes les malversations, toutes les manoeuvres dilatoires,  toutes les fausses déclarations auprès de la presse, pour médiatiser sa destitution, ont été accomplis par Louis Poirot de Fontenay de concert avec sa secrétaire et concubine Geneviève Mulmann dite de Fontenay.

 

       Luce Auger constate que Madame de Fontenay, près de cinquante ans plus tard, persiste toujours dans ses mensonges, en répandant dans les médias et sur les plateaux de télévision, sous couvert d’une prétendue éthique, des contre-vérités scandaleuses à son encontre, et qu’elle utilise toujours les mêmes procédés comme dans l’affaire des seins nus avec Mademoiselle Valérie Begue.

 

       Les époques changent mais les personnages restent les mêmes. L'image de moralité que véhicule Madame Geneviève de Fontenay n'est effectivement qu'une image.

 

PIÈCE À CONVICTION ET JUGEMENT

       Le document d’ « Engagement pour le concours officiel Miss France 61 » daté du 19 décembre 1960 ci-joint, signé de la main de Huguette Oggeri alias Luce Auger, est celui qui a été falsifié par Monsieur Poirot de Fontenay, et qui a servi de pièce à conviction au Tribunal correctionnel de Versailles pour le condamner pour faux et usage de faux à la peine de deux mois d’emprisonnement avec sursis et mille francs d’amende.

 

       La mention « célibataire, sans enfant » a été ajoutée au contrat après que Luce Auger l'ait signé.

- MEDIAS -

A Aix les Bains se tenait l'élection des Miss France 1961 (Luce Auger). C'est Miss Outre Mer qui a remporté le concours et Miss Bretagne est sa première dauphine : défilé des jeunes femmes en robe puis maillot de bain devant des convives attablés.

 

Odette LAURE interviewe la nouvelle miss Outremer, Luce AUGER, à la maison des journalistes. C'est la dauphine Christine CALVI qui pose le diadème sur sa tête. Luce AUGER explique ses origines, ses occupations avant d'être élue, ses projets...

Luce AUGER, miss France, raconte son parcours. Peu après son retour du Vietnam, elle gagne le concours de miss France. Mais elle refuse de signer le contrat de son organisateur, qui la destitue... Luce AUGER raconte son histoire sur des images d'elle arrivant à Orly, participant au concours, engageant une procédure avec son avocat... Brigitte BARATZER, miss France 1960, raconte le quotidien difficile des miss.

 

 

par Thomas-Diego Badia

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